Sikidy fitaratra ( la divination par le miroir)

Sikidy fitaratra ( la divination par le miroir)

La divination par le miroir était pratiquée par les tromba tsiny, génies qui se réincarnent. Les tsiny furent les premiers hommes sur la terre. Ils moururent au moment du déluge. Leur esprit descendait chez une personne. On appelle Kinangana la personne possédé et tromba l’esprit qui la possède.

Ces tromba tsiny se servent encore de miroir pour la divination. Ils dessinent sur le miroir des points avec de la terre blanche. Ils soignent les malades, prévoient les malheurs et les voyages. Ils désignent aux patients les jours fastes ou non.

Dans la région du Menabe, on consulte encore les tromba. On y trouve plusieurs sortes de tromba :

Tromba tsiny, plus ancien. C’est en général l’esprit de la montagne qui se manifeste. Il aime la couleur rouge, utilise de la terre blanche appelée tany manintsy (terre fraîche).
Les sazoka sont les esprits royaux qui s’incarnent chez quelqu’un. Ce sont les femmes qui les reçoivent. Chez les Sakalava du Menabe, les esprits royaux ne soignent pas les malades. Les gens ne les consultent pas. Ils se manifestent très souvent pendant les cérémonies royales, à titre d’exemple, il y a l’enterrement royal fanompoana,la cironcision royale rangitrombilahy, fitampoha le bains des reliques royales) et lohavone (nettoyage des tombeaux royaux) ….
Tromba an-drano, ce sont les esprits d’eau. Ils s’incarnent aussi chez les gens. Cette manifestation est très récente dans le Menabe. Depuis 1960, qu’on parle de-tromba andrano, dans la région. Très souvent, les esprits des princes de Boeny, région de Majunga, qui se manifestent aux gens. Ils soignent aussi les malades. Les tromba andrano se sont répandus chez les Vezo.

source: zokybe.mg

HOMMES-FEMMES MEDECINES

HOMMES – FEMMES MÉDECINES

Depuis des décennies, on retrouve les traces des hommes et femmes « médecine » qui s’appelaient aussi, et s’appellent toujours : guérisseurs, guérisseuses, thérapeutes, ombiasy,  chamanes ou shamans, ou d’autres noms encore, suivant leur contrée d’origine.
La racine du mot médecine est : Medium – comme dans média, méditation, médiateur… autrement dit: intermédiaire.

Une femme-médecine, un chamane ou autre, étaient et sont toujours des intermédiaires entre les différents royaumes, visibles et invisibles. C’est ainsi qu’ils guérissaient, et le fait que notre glorieuse civilisation occidentale nie (officiellement, tout du moins) ces royaumes invisibles, ou autres dimensions, ne les empêchent évidemment pas d’exister.

Le sorcier, le guérisseur

Les Ombiasy (les hommes « médecine »).

Publié le par Alain GYRE

Les Ombiasy (les hommes « médecine »).

Les Malgaches ont depuis des générations appris à connaître les plantes et leurs propriétés afin d’utiliser celles-ci à des fins médicales. Ainsi dans la plupart des villages, on trouve des personnes qui possèdent certaines connaissances ou qui sont censées posséder des pouvoirs de guérison, à base de matières naturelles et notamment de plantes. Ils sont connus pour avoir la faculté d’entrer en contact avec les ancêtres qui leur dicteront les méthodes à employer, afin de guérir telle ou telle maladie ou manifestation clinique. Ces personnes sont appelées « Ombiasy », « Olona be hasina » (personnes aux grandes vertus). Les sorciers jouent évidemment un rôle important au sein de la communauté tant sur le plan politique que social. Il existe une deuxième catégorie de sorciers appelés « Mpamosavy », qui au contraire pratiquent une forme de magie noire et usent de sortilèges à des fins malfaisantes. Ils sont de ce fait craints et méprisés par la population. L’accès au tombeau familial leur est d’ailleurs interdit. Les sorciers jouent évidemment un rôle important au sein de la communauté tant sur le plan politique que social.

Les soins que les malgaches apportent à leurs malades, la notion même de maladie, découlent pour une grande part des croyances religieuses et des superstitions de ce peuple issu d’ancêtres hypothétiques (les vazimba) et des apports des migrations africaines, arabes, malaises, indonésiennes et même polynésiennes.

Les malgaches considèrent que les maladies et la mort ne sont jamais dues à des causes naturelles mais à des punitions divines pour des infractions à des interdits religieux, pour des fautes envers la morale, pour la négligence du culte des ancêtres toujours présents parmi eux. Parfois aussi certains maux sont provoqués par des jeteurs de sorts

qu’il faut tout d’abord démasquer et éliminer. C’est donc avant tout par un cérémonial de sacrifices, de purifications, d’incantations, d’appels aux esprits ou d’exorcismes que sera précédé tout acte thérapeutique envers une maladie ou une épidémie.

Cependant les ombiasy, ont un diagnostic des maladies assez imprécis, leurs médications sont symptomatiques et ils utilisent surtout la dérivation des humeurs en utilisant des drogues diurétiques, laxatives, purgatives, vomitives ou sudorifiques. Actuellement cette médecine traditionnelle est toujours pratiquée, parallèlement à la médecine occidentale, qui est largement admise dans tous les milieux, et la seule officielle. Mais par faute de moyens financiers on ira plus facilement consulter l’ombiasy plutôt que le dispensaire ou l’hôpital qui est trop onéreux.

Ces dernières années, la médecine traditionnelle malgache est devenue très réputée dans le monde scientifique, notamment depuis que la pervenche de Madagascar (catharanthus roseus) a été reconnue et a révolutionné le traitement de la leucémie. Elle est aujourd’hui utilisée mondialement pour ses vertus thérapeutiques.

Dans les endroits retirés du pays, au regard du manque d’équipement et de réserve en médicaments, on constate que les centres médicaux ne peuvent pas faire leur travail correctement. Le coût de la médecine moderne n’est pas à la portée de la majorité de la population, ses services sont réservés à ceux qui en ont les moyens. Les médicaments et les soins sont inabordables pour la plupart . Le manque de moyens conduit à un manque d’accessibilité et donc de disponibilité. Les plantes médicinales sont alors un atout majeur.

Madagascar détient un trésor qui espérons pourra être sauvegarder. Ces plantes constituent des ressources inestimables pour l’industrie pharmaceutique. On estime que 25% des médicaments produits et commercialisés dans le monde proviennent des plantes. Les malgaches doivent absolument conserver cette richesse car le stock des plantes médicinales continue de s’épuiser à grande allure à cause de la dégradation de l’environnement et des activités humaines, et les savoirs transmis d’une génération à l’autre disparaissent au même rythme que les précieuses variétés végétales.

La déforestation au profit de l’agriculture et des besoins en énergie domestique, l’utilisation accrue de ces plantes en médecine traditionnelle, des méthodes de cueillette non appropriées, leur commerce et une demande croissante sur les marchés sont autant de facteurs qui menacent la durabilité de cette biodiversité.

Bonjour tout le monde !

L’équipe de Coutumes et Traditions  met leurs dons de Médium-Guérisseuse à votre service pour répondre à toutes vos interrogations. Des Grandes spécialistes des problèmes familiaux et professionnels, leurs expertises s’étend au-delà, vous guident dans toutes les situations de votre vie pour vous aider à arriver à un épanouissement personnel et professionnel.