HOMMES-FEMMES MEDECINES

HOMMES – FEMMES MÉDECINES

Depuis des décennies, on retrouve les traces des hommes et femmes « médecine » qui s’appelaient aussi, et s’appellent toujours : guérisseurs, guérisseuses, thérapeutes, ombiasy,  chamanes ou shamans, ou d’autres noms encore, suivant leur contrée d’origine.
La racine du mot médecine est : Medium – comme dans média, méditation, médiateur… autrement dit: intermédiaire.

Une femme-médecine, un chamane ou autre, étaient et sont toujours des intermédiaires entre les différents royaumes, visibles et invisibles. C’est ainsi qu’ils guérissaient, et le fait que notre glorieuse civilisation occidentale nie (officiellement, tout du moins) ces royaumes invisibles, ou autres dimensions, ne les empêchent évidemment pas d’exister.

Les costumes traditionnel malgache

   Les costumes traditionnel malgache

Le costume traditionnel malgache se compose essentiellement de pièces de tissu ou d’étoffe végétale, selon les régions, nouées plutôt que cousues, mais dont les multiples drapés sont un véritable langage. Si tuniques, pagnes et fourreaux traditionnels cèdent peu à peu la place au costume occidental, le lamba reste le vêtement emblématique de Malgaches. Ce grand rectangle de coton ou de soie, porté comme un châle ou un cape, accompagne hommes et femmes toute leur vie durant. Les beaux sont réservés aux défunts.

Lamba
Pièce principale du costume traditionnel malgache, le lamba (tissu) résume tout un art de vivre. Selon qu’il est en raphia (rofia), en coton (landihazo), ou en soie (lambalandy), il protège de la pluie, du froid, du vent ou du soleil et s’adapte à toutes les circonstances de la vie (travaux, fête, deuil…). Il peut aussi se changer en sac, en couverture, en porte-bébé.

Lambamena
C’est le «tissu rouge» en soie sauvage, rehaussé de bande de couleur et de perles, dont on habille les ancêtres.
Jadis, les plus beaux de ce linceul étaient en soie d’araignée matériau prélevé aux glandes séricigènes de l’insecte.


Chapeau

Les hommes portent volontiers le chapeau. Chapeau en cuir, taillé dans une bosse de zébu des Antandroy, petit chapeau à bord roulé des Bara, canotier en paille de riz des Merina, bonnet quadrangulaire en vannerie tressé des Betsileo… , chaque région a le sien.

Etoffes végétales
Le costume traditionnel de la côte orientale est un fourreau de natte, de raphia ou de coton, complété d’une sorte de blouson de raphia. Le pagne en fibre d’écorce, qui évoque le tapa d’Océanie, était jadis porté en forêt.

Salaka

En brousse et dans certaines campagnes, les hommes portent encore le salaka, pagne en tissu passé autour des reins et entre les jambes, en coton blanc pour le quotidien, en soie épaisse parfois rehaussé de perles d’étain et d’un galon pour les grandes occasions.

Couleur
Au XVIIè siècle, Flacourt signale que la couleur du vêtement varie selon la classe sociale, le rouge étant aux nobles, l’indigo aux roturiers.

Malabary
Cette longue chemise d’origine indienne est devenue un vêtement de fête masculin sur les Hautes Terres.

Les anciennes pièces de monnaie

Vola Malagasy taloha / Les anciennes pièces de monnaie

Jusqu’en 1926, Madagascar n’a pas connu de monnaie qui lui soit propre. En effet, la Monarchie, pendant le XIXe siècle, malgré quelques essais, ne put se créer une monnaie qui lui soit propre. Les signes monétaires utilisés étaient alors constitués par des pièces d’argent européennes ou américaines. La plus courante fut d’abord la piastre d’Espagne, puis à partir de 1855, la pièce française de 5 francs. Il est à noter que seules les pièces d’argent étaient utilisées. Le Code de 305 articles, promulgué le 29 mars 1881 sous le règne de Ranavalona II, déterminait officiellement la liste des monnaies admises dans la circulation : « Les piastres quelles qu’elles soient : Ngita (piastres espagnoles), Tanamasoandro (piastres mexicaines), Tsangan’olona (piastres françaises de 5 francs, des 2è et 3è Républiques), Tokazo (piastres boliviennes), Malamakely (pièces du Consulat et du 1er Empire), Behatoka, (pièces à l’effigie de Louis XVIII), ou Tombotsisina (pièces de l’Union latine), doivent être acceptées au même taux et échangées de même du moment qu’elles sont de bon aloi ». La monnaie divisionnaire n’existait pas. Celle-ci était remplacée selon la tradition, par des fragments de piastres depuis le règne du roi Andriamasinavalona (1675-1710). Une piastre pouvait être subdivisée en 720 parties dénommées variraiventy. Selon la tradition, ce fut le roi Andrianampoinimerina (1787-1810) qui, le premier, réglementa les balances et les poids utilisés pour estimer la valeur de la monnaie coupée. Auparavant, ceux-ci n’étaient pas uniformes. Cette réglementation se poursuit sous les règnes des souverains successifs (Ranavalona 1ère, Ranavalona Il et Ranavalona III) La période qui suivit la proclamation de la Loi d’annexion (26 août 1896) fut marquée par l’introduction à Madagascar de la monnaie française (surtout de la monnaie divisionnaire) qui entraîna le retrait de la monnaie coupée. Pendant la Première Guerre Mondiale, pour remédier à l’insuffisance de monnaie divisionnaire, le Gouvernement général de Madagascar autorisa l’émission d’une monnaie de nécessité constituée par des timbres-poste de 0,05F, 0,10F, 0,25F, 0,50F, 1F et 2F collés sur un carton fort portant au dos le dessin d’un chien, puis celui d’un boeuf. Ils ont été retirés de la circulation à partir de 1922 pour être remplacés par les jetons des Chambres de Commerce de France, en bronze d’aluminium, de 2F, 1F et 50 centimes, et par les pièces de nickel de 25, 10 et 5 centimes. La loi du 22 Décembre 1925 portant création d’une banque d’émission, la Banque de Madagascar , institua pour la première fois une monnaie spécifiquement malgache, le « FRANC », possédant ses signes monétaires distinctifs. C’étaient des billets de 5F, 10F, 20F, 50F, 100F, et 1.000F. Source : Banque Centrale de Madagascar

Source : MADAGASCAR D’HIER